Chronique du mois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais qu'est-ce qui nous manque?

 

On vit dans un pays et à une époque d'abondance, de très grande abondance...de surabondance!

 

Ce qu'on possède, pour la plupart d'entre nous, dépasse largement nos besoins réels. Plusieurs experts nous disent que, si on continue de consommer à ce rythme, nos ressources seront insuffisantes pour pourvoir aux besoins de la population de la terre d'ici 2030 environ. On le sait, mais on dirait que quelque chose de plus fort que nous, nous pousse à cette consommation

excessive; nos désirs sont sans fins...et sans freins.

On veut une maison plus grosse et plus luxueuse, on veut toujours plus de vêtements à la mode, il nous faut la dernière technologie, on mange trop, on boit trop, on ne sait plus quoi faire de toutes ces choses inutiles qui encombrent nos armoires et nos immenses unités de rangement;

on accumule, on entasse, on magasine et on y retourne encore et encore...

 

Et pourtant...on a jamais été aussi insatisfaits.

Pourquoi?

 

Est-ce un mal propre à notre époque? Au départ, je le croyais, mais je me suis rendu compte que de tout temps le résultat de la surabondance c'est l'insatisfaction...en réalité, c'est un mirage vieux comme le monde de croire que les biens matériels peuvent nous satisfaire.

 

Socrate disait déjà à son époque devant la profusion des marchandises au marché :«Que de chose dont je n'ai pas besoin!»

Et Sénèque, philosophe romain vivant à l'époque de l'âge d'or de cet empire : « La nature demande si peu, un rien la contente. Ce qui nous coûte cher ce n'est pas la faim, c'est la convoitise. » Et : « En vérité, même pour le voleur qui réussit son coup, la joie de posséder ne dure pas jusqu'au lendemain. »

Pourquoi cette pulsion irrésistible de posséder plus et toujours plus?

Et l'inévitable insatisfaction qui s'en suit?


La Bible quant à elle nous relate l'expérience d'un homme à ce sujet : le roi Salomon. Cet homme était très riche, immensément riche...mais aussi très sage. Et il nous partage ses réflexions : « Celui qui aime l'argent n'en a jamais assez et celui qui aime la richesse n'en profite pas. » Salomon a bâti des palais somptueux et des jardins magnifiques; il a possédé or, argent, servantes et serviteurs en abondance; et pourtant il dit : « Je ne me suis rien refusé de ce que je souhaitais. Je ne me suis privé d'aucun plaisir...et bien, tout cela n'est que fumée, course après le vent. »


La Bible nous dit aussi que le plus grand besoin de l'être humain ce ne sont pas les biens matériels, mais une relation sincère et vraie avec son créateur, avec son Dieu. Nous sommes des être perdus , dénaturés, tordus dans nos désirs et nos pensées : nous recherchons ce qui tôt ou tard va nous détruire et nous négligeons ce qui est bon pour nous, ce qui peut nous apporter la satisfaction véritable et durable. C'est ça la Bonne Nouvelle de l'Évangile : Jésus est venu. Par son exemple et son message, il nous a affirmé que l'homme n'a pas que des besoins matériels mais aussi des besoins spirituels. Par son sacrifice sur la croix il nous donne la possibilité de rétablir notre relation avec Dieu et ainsi de retrouver la paix et la sécurité dont nous avons tant besoin.

Lui seul peut vraiment combler ce vide immense, ce gouffre au cœur de chaque être humain.


La recherche du bonheur dans les biens matériels est un mirage, un dangereux mirage. Ce chemin mène à une impasse : l'insatisfaction et ultimement la destruction. Je crois que nous devons absolument prendre conscience que nous avons besoin de plus, de mieux que cela et considérer nos besoins spirituels, notre âme. L'état du monde actuel nous démontre bien que nous courrons à la catastrophe : famine, guerres, révolutions, injustice... Pourquoi ne pas nous tourner vers celui qui peut nous donner la capacité d'apporter dans ce monde la paix et l'amour? C'est en lui que nous trouverons ce dont nous avons vraiment besoin.


Jésus a dit : « À quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme? »

 

 

 


Édith Laflamme, membre de l'église